#WOMENIRL : qui se cache derrière Wonder Mother ?

Chaque semaine sur KISS, nous mettons une femme à l’honneur. Audacieuses, pragmatiques, créatives, elles sont chefs d’entreprise, artistes, chercheuses, journalistes (liste non exhaustive), et elles nous inspirent.

Après notre rencontre avec Andrée Deissenberg, directrice du Crazy Horse, voici non pas une mais deux interviews : Caroline Rochet & Olivia Hagimont, qui ont chacune participé à la création de notre livre-événement : Les Chroniques de Wonder Mother !

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CAROLINE ROCHET

Depuis toujours, Caroline est passionnée d’écriture. Elle crée son premier magazine pour son quartier à 9 ans et écrit son premier livre à 13 ans. Plus tard, après des études à l’École du Louvre, elle écrit pour des agences de publicité, pour la presse, le digital et quelques livres à succès. Et surtout, elle est notre Wonder Mother en titre et auteur du livre Les Chroniques de Wonder Mother.

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Pourquoi l’écriture ?

Je crois qu’on ne choisit pas. J’aurais adoré devenir pédiatre ou tatoueuse, mais voilà : depuis ma naissance ou presque, peu de choses me rendent aussi heureuse qu’un bon bouquin… La joie d’écrire a naturellement suivi.

Ce qui vous a fait sauter le pas pour écrire votre premier papier ? et votre premier livre ?

J’en rêvais depuis l’adolescence. A 20 ans, j’ai harcelé Beaux Arts Magazine (= quasi planté ma tente Quechua devant leur porte), pour qu’ils acceptent de me donner une chance en stage. La première fois que j’ai vu des papiers signés de mon nom dans leurs pages, j’ai littéralement pleuré de joie ! Pour le premier livre, gros coup de chance, j’ai remplacé une copine au pied levé.

La fois où vous vous êtes dit « bravo moi » ?

Houlà, c’est quelque chose que j’ai beaucoup de mal à me dire… Alors qu’on devrait tous et toutes se le dire quotidiennement. Autant « Bravo moi, j’ai vendu 12.000 exemplaires de mon bouquin », que « Bravo moi, j’ai donné le bain aux enfants + préparé le dîner + réglé un souci bien lourdingue avec la CAF, le tout sans hurler » !

Le jour où vous gagnerez le Goncourt, le Pulitzer et un César d’honneur pour l’ensemble de votre carrière, qui voudrez-vous remercier ?

Mes parents, mille fois ! Même si c’est cliché. Quand on a l’incroyable chance d’être aimée, éduquée, respectée, cultivée, protégée, encouragée, on dit merci et puis c’est tout. Je remercie aussi le hasard de m’avoir fait grandir dans un pays où naître fille ne signifie pas, au hasard : excision, interdiction d’école, esclavage ou mariage forcé à 10 ans… Désolée de plomber l’ambiance, mais c’est important de prendre du recul en réalisant ce qui se passe ailleurs !

Un conseil à toutes celles qui voudraient faire comme vous ?

N’écoutez pas (comme il m’arrive encore de le faire…) la petite voix en vous qui dit perfidement : « De quel droit tu te permets de vouloir écrire alors que tu n’es ni Romain Gary, ni Tolstoï ? » Il n’y pas que les génies dans la vie, et vous pouvez faire beaucoup de jolies choses avec votre plume sans forcément être la nouvelle Sagan.

Votre musique fétiche pour vous donner la pêche ?

Je pense qu’avec un bon vieux « Whole Lotta Love » de Led Zeppelin, je peux à peu près conquérir le monde. Et avec leur premier album entier, je me fais l’univers dans la foulée. Bim.

Le métier le plus fou que vous avez envisagé de faire ?

Monitrice de plongée sous-marine ! Quand j’étais G.O (en animation), j’ai eu la chance de plonger tous les jours dans des eaux paradisiaques, de passer des niveaux, et j’ai vaguement envisagé d’en faire mon métier. Rétrospectivement, je pense que pas mal de touristes ont évité de graves accidents au fond des mers du fait de mon retour à l’écriture. De rien les gars !

Un prochain défi ou projet en vue ?

Je lutte depuis plus de deux ans pour publier un livre sur Les Enfoirés, avec photos et interviews trop chouettes dedans. Véronique Colucci est partante, on a même commencé à bosser, le problème, c’est de trouver un éditeur assez généreux pour accepter de reverser tous les bénéfices aux Restos du Cœur (alors que c’est le but, hein) : À BON ENTENDEUR… ! Oui, je profite complètement de votre interview pour passer un appel. Mais c’est pour la bonne cause. Merci <3

 

Pour suivre le travail de Caroline, il vous suffit de suivre ses articles de Wonder Mother sur notre blog, ou de vous rendre sur son site.

 

OLIVIA HAGIMONT

Après une formation de styliste, Olivia lance sa propre marque de prêt-à-porter avant de se consacrer uniquement au métier d’illustratrice. Elle expose ses dessins sur son blog et est vite repérée par des marques de renom comme Kookaï, Dim, Sarenza ou encore Ford. Elle a également publié deux bandes dessinées aux Éditions Odile Jacob et monté sa propre entreprise spécialisée dans la décoration vintage ! Une vraie touche-à-tout, qui a donné trait à notre super-héroïne.

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Pourquoi l’illustration ?

Je n’avais pas les moyens financiers de continuer dans la mode mais je voulais rester dans le domaine de l’art. Après 4 ans d’études en Arts Appliqués et 2 ans de stylisme, je ne me voyais pas travailler dans un autre domaine. Mon mari informaticien a créé mon blog et je me suis rapidement prise au jeu.

Ce qui vous a fait sauter le pas pour vous lancer à votre compte ?

La chance d’avoir un mari salarié, la sécurité financière et le fait qu’il soit très mature, ça aide. J’ai cette chance-là. Et le fait que travailler dans un bureau et recevoir des ordres me semble impossible. Je suis moitié andalouse et là-dessus, je sais d’où vient ce trait de caractère. J’aime travailler à mon compte, pouvoir m’occuper de mes enfants aussi. Travailler en pyjama ou en robe de soirée, le jour ou la nuit, c’est une liberté suprême.

La fois où vous vous êtes dit « bravo moi » ?

Quand ma BD chez Odile Jacob est sortie. J’ai commencé à recevoir des emails de gens qui souffraient des sujets traités, et qui s’en sont sortis. J’en tire une certaine fierté. Ça fait plaisir d’aider les gens, surtout sur cette question de la psychologie, qui reste ultra taboue en France.

Le jour où vous gagnerez le Grand Prix de la meilleure illustratrice du monde, qui voudrez-vous remercier ?

Oulà ! Je pense qu’il y a un certain nombre de gens à faire gagner avant moi ! Je remercierais mon mari d’abord, parce qu’il m’offre la possibilité de travailler dans le domaine que j’aime, sans pression.

Un conseil à toutes celles qui voudraient faire comme vous ?

Ne pas écouter les autres, foncer, parce qu’il n’y a rien à perdre. Ensuite, faire preuve de bienveillance et essayer d’utiliser l’art pour aider les autres. C’est un biais de communication énorme. Nous l’avons tous malheureusement constaté l’année dernière. Aller vers l’optimisme et essayer de ne pas douter de soi.

Votre musique fétiche pour vous donner la pêche ?

J’ai des goûts très éclectiques, ça peut être Prince, Michael Jackson, les Brigitte comme Maria Callas. Mais je dois dire que L’été des 4 saisons de Vivaldi me donne des frissons.

Le métier le plus fou que vous avez envisagé de faire ?

Cowgirl au Texas. J’aurais ADORÉ. Mais pour ça, il faut mettre des jeans et… je n’ai JAMAIS mis un seul jean. Je sais.

Un prochain défi ou projet en vue ?

Ma troisième BD chez Odile Jacob sort en novembre. Elle traite de la famille et j’en suis très contente parce que je pense que c’est un sujet assez large, qui touche beaucoup de gens. J’ai beaucoup de choses à dire là-dessus. Et développer LaRabota, notre petite marque de déco avec Alexandrine Lacoste. On a les mêmes goûts, les mêmes références, et ça commence à bien marcher, alors pourquoi pas la développer à son maximum…

 

Pour suivre le travail d’Olivia et partager sa bonne humeur, rendez-vous sur son blog.

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CADEAU !

Pour télécharger Les Chroniques de Wonder Mother, c’est juste ici !

Retrouvez-les également sur Le Kiosk.

 

BONNE LECTURE 🙂

 

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