#womenIRL

Wonder Mother & la fête des Mères

29 Mai 2015

Ah, nous y voilà. La fête des Mères.

Cette année, elle tombe le dimanche 31 mai.

À son approche, on parie que vous entendrez toutes sortes de critiques à son sujet. “C’est une fête commerciale” étant un thème assez récurrent, décliné en “C’est que pour vendre”, “Moi je la boycotte comme la Saint-Valentin”, et autres “Ma mère va criser si je ne lui envoie pas des fleurs”.

Vous aurez aussi droit au thème “À bas les colliers de nouilles”. Mais si, vous savez, quand les parents se plaignent d’avance des cadeaux homemade atroces qu’ils vont recevoir des blanches mains de leur progéniture, en direct live de la crèche ou de l’école maternelle. “Ah non, dimanche, l’horreur, je vais encore avoir droit à un photophore en pâte à sel fluo !”, “T’as eu quoi l’année dernière toi ? Ça se fait encore le rouleau de PQ peint aux feutres ?”

Tss-tss. Foutaises, tout ça. Je vais vous confier un secret : tout le monde ment. J’en suis persuadée. Et moi, Wonder Mother, super héroïne des temps modernes de la parentalité, je me dois d’éradiquer le mensonge universel. Et je vais vous dire la vérité.

La vérité, c’est que toute mère normalement constituée fond devant les premières œuvres amoureusement confectionnées par ses petits poussins à la crèche ou à l’école. Surtout la première fois.

Qu’importe si ce cendrier en argile ressemble à un étron bionique de sanglier malade. Qu’importe si ce pot de yaourt en verre, abondamment décoré de paillettes, de vernis rose et de stickers-cœur, ferait vomir d’overdose Hello Kitty, Mariah Carey  et Cathy Guetta réunies, pourtant pas du genre avares de kitscherie girly.

Qu’importe si votre enfant semble peindre ou écrire avec les pieds, voire avec les genoux, voire les yeux fermés, et que ce petit cadre-photo en matière non-identifiée (et de forme non-identifiée non plus, d’ailleurs), pourrait aisément figurer au palmarès des pires œuvres exposées à la Fiac.

Quand vous ouvrez votre paquet (ou que vous faites semblant, vu que Petit Chaton l’a déjà ouvert à votre place dès son retour de l’école, pour manger le bonbon qu’il y avait en bonus dedans), quand vous ouvrez ce paquet donc, vous fondez illico tel un sunday caramel sous le soleil des Maldives. Larmoyante, gélatineuse et pathétique, vous êtes. Parce que sur l’argile, là et là, vous reconnaissez l’empreinte de ses petits doigts mignonnets. Parce que les paillettes, le pauvre, il en a encore jusque dans les sourcils. Parce que ce petit objet immonde et adorable à la fois, c’est tout son cœur grenadine qu’il a mis dedans, pour vous, sa maman, sa fée, son centre absolu de l’univers métaphysique. Et soudain, toute “commerciale” qu’elle soit, cette fête des Mères vous passe franco le cœur en machine, programme 60°, essorage maximum.

D’ailleurs, son cadeau, il va trôner sur votre table de nuit pendant quelques années, vous rappelant chaque soir la douceur d’être mère. Jusqu’à ce que ce soit lui, Petit Chaton, devenu grand et oublieux, qui vous demande un beau matin : “C’est quoi ce truc super moche dans lequel tu ranges tes écouteurs” ?

… Sale petit ingrat.

 

Commentaires

  • Test, 21 Avril 2015

    SDGSDG

  • Test, 21 Avril 2015

    fbnfnb ccccazae

  • Test, 21 Avril 2015

    DBDB

  • Test, 21 Avril 2015

    kn,kok^j^^

  • Test, 21 Avril 2015

    SVSVSDV